Je viens de réaliser, quelques jours après, ce drame, je me rappellerai de tout, tout, exactement tout, avant & après ce vide en moi.
Toujours quand tu m'auras jetté des bouchons de bouteilles parce que je suçais mon pouce, ton sourrir, quand tu me taquinais ou encore quand tu m'appelais "ma grosse''...
La dernière fois où je t'ai vu, c'était dans cette fête au Cannet, te voir tout seul, avec ton air heureux, j'aurai tellement aimé te dire je t'aime...
Mercredi neuf Septembre Deux Milles Neuf; l'arrivée chez ma grand mère, avant de la voir, aussi démoralisée, ma raison de vivre s'est en allée, mon espoir est partit, ma seule envie était d'être à tes côtés, ou bien encore mieux, qu'on m'appelle pour m'avertir que tu es de nouveau en vie... Mais non, on m'a fait comprendre qu'il va falloir s'y faire, mon coeur est brisé en deux tu sais, je t'aime à un point inimaginable, tu es mon sang, ma vie, comme toute personne de ma famille, toujours tu seras dans mon coeur, tous les jours je pense à toi, en t'imaginant sourir, ou bien entrain de manger comme un gros, je te le jure que j'aurai donné ma vie pour te revoir sourrir de tout là haut, où tu te situes...
Jeudi dix Septembre Deux Milles Neuf, encore plus horrible de réaliser que ton âme n'étais plus des nôtres, ma seule envie, était de sortir, pour oublier, oublier ta mort, oublier tout, mais impossible, je n'ai pas envie d'oublier ma souffrance, c'est ce qui va me faire grandire...
Vendredi Onze Septembre Deux Milles Neuf; mon coeur coupé, broyé, déchiré, j'imagine ta tête, ton corps, tout sur toi... Tout le monde me parlait de toi,me disais que tu étais Beaugoss dans ton ensemble blanc...
Effectivement, après t'avoir vu, tu étais magnifique, je n'arriverai jamais à enlever cette image de toi, qu'est-ce que tu étais beau, même si de mes larmes je suppliai Dieu de te faire revivre...
Mardi Quinze Septembre Deux Milles Neuf; ton enterrement... Je n'ai jamais vu autant de personne réunit, pour un enterrement, normal tu étais le Meilleur, et pour moi tu le resteras, quand j'entendais ces goutes de pluie sanglantes, et froides sur mon corps, je te jure que j'avais envie de me noyer de-dans pour pouvoir te rejoindre dans ce trou lugubre et froid.
J'entendais ces goutes pleurer jusqu'au fond de ce trou, ma fleur que je t'ai jetté, veut seulement te dire que je t'aime & que je ne t'oublies pas.
Tu es mon exemple, un emmerdeur, je serais comme toi, je ne fermerai jamais ma gueule, j'en profiterai pour te rendre hommage à ma façon...
Une semaine, & tu me manques déjà, tu ne sais pas à quel point je t'aime ton-ton
Photo à venir...